Page publiée le 05 août 2024 et actualisée le 20 janvier 2026

 

Archives Marius Chauvet

Archives GR

La grande vadrouille  

 Les records de durée

 les années 60

  

   De la création de Romanin à l'époque des Records de Durée...  

Rétrospectivement, ces records étaient davantage une mesure de la résistance humaine à la fatigue qu'une véritable performance de vol à voile. Cette époque des records créait un climat propice à l'enthousiasme collectif avec mobilisation générale pour que tout se déroule le mieux possible. Lors de ces records, par exemple, une équipe était chargée, dans le froid de l'hiver provençal, de surveiller les feux rouges et verts du planeur qui longeait la pente des heures durant entre l'extrémité Est du terrain et le plateau de la Caume situé à l'Ouest du terrain.

Travail ingrat certes pour ceux restés au sol, mais présence tellement réconfortante pour ceux qui volaient. Quelques années passèrent après l'arrêt des records puis l'actuel aéroclub, de "Saint-Rémy-les-Alpilles" fut créé par Marius Chauvet en 1963 pour utiliser la pente de façon conventionnelle.

Pour les plus curieux: l'histoire du vol à voile en Agérie : Vous y apprendrez la fabrication des C800 ou autre DACAL-105, le début du vol de pente et les records de distance et de durée. Clic A Biskra  le 3 janvier 1923 Thoret  réalisa un vol hélice calée de 7h et 3mn sur biplan de 8 HP profitant de l'effet pente d'une montagnette de 100 mètres. Signé J.Thoret

Ayant connu Joseph Thoret, son épouse et son petit-fils, et surtout l’ayant écouté lorsqu’il venait passer un moment à Romanin dans les années 60, je me permets d’ajouter quelques anecdotes sur l’homme qu’il était devenu à cette époque.  Il vivait alors dans une ancienne carrière romaine, à une centaine de mètres à l’ouest du mas La Pyramide, à Saint-Rémy-de-Provence. Un soir, alors qu’il remontait chez lui à pied dans l’obscurité, je lui avais proposé de l’accompagner avec mon véhicule car il avait des difficultés à marcher. Arrivés sur un petit parking situé au-dessus de son habitation, dans la nuit des Alpilles en novembre, il me demanda de me garer et de venir visiter son lieu de résidence. Pour regagner cette habitation troglodyte  taillée dans le calcaire, dans un noir absolu, il me recommanda de laisser mes phares allumés. Un rustique escalier, très abrupt, permettait de descendre dans l’ancienne carrière romaine. Et il fallait faire très attention à ne pas chuter car les marches étaient invisibles. Il passa devant moi pour me guider, et je le vois encore écarter un crâne humain suspendu à la branche d’un arbuste, qui se balançait dans le vent… Une atmosphère pour le moins étrange. Surpris, je lui demandai pourquoi ce crâne? D’une voix grave, il me répondit : « C’est pour interdire aux fumeurs de venir me voir ». Une fois parvenus — non sans mal — à l’entrée de sa maison, constituée d’anciennes galeries taillées dans le calcaire des Alpilles, nous pénétrâmes dans une première pièce, éclairée tout de même par EDF. Je m’attendais plutôt à des bougies. Dans cette pièce étaient exposées des huiles qu’il avait réalisées, un peu curieuses, et au sol, à droite comme à gauche, un tapis d’environ cinquante centimètres de livres et de revues, empilés à même le sol et sur toute la surface de la pièce — traitant, si mes souvenirs sont bons, d’aviation et probablement de ses exploits. Le tout dans différentes langues, car il parlait italien et allemand. Mes phares étant restés allumés, j’ai tenté d’écourter cette visite inopinée chez notre Thoret. En remontant le sentier et le fameux escalier dans un noir absolu, j’ai veillé à ne pas me cogner la tête contre le « crâne anti-tabac », puis je suis rentré à mon domicile de Maussane, quelque peu tourmenté par ce que je venais de vivre.

Dernier point : Thoret était un homme engagé, et il le faisait savoir. Je me souviens l’avoir vu déambuler dans les rues de Saint-Rémy-de-Provence avec un panneau devant et derrière lui — tel un homme-sandwich — et cela avant chaque élection. Tout cela parce qu’il n’était pas un partisan du Général de Gaulle. Concernant le vol à voile, je pense qu’à cette époque il avait reconsidéré la discipline. Pour lui, un record de durée ne pouvait se concevoir qu’avec des avions lourds, d’au moins deux tonnes, capables de faire face aux remous — et non avec nos « frêles machines », comme il qualifiait les planeurs.

Pourquoi dis-je cela ? Eh bien, il aimait venir nous voir voler lorsqu’il venait à Romanin, et je pense que c’est Marius, le président, qui l’amenait au terrain, car il ne possédait pas de véhicule. Il s’asseyait devant le grand hangar, à l’ombre, les jambes allongées — il souffrait de varices sévères.

Thoret devant la porte de sa maison troglodyte et ses huiles exposées à droite. Son chien ici présent lui apportait son courrier lorsqu'il séjournait dans une grotte proche du sommet du massif...Passionné par l'archéologie il repéra certains grottes moins exposées au mistral et donc propices à des abris pour les populations préhistoriques.

 

Avec sa voix forte et grave, il évoquait quelques aventures vécues avec ses élèves de son école des remous, dont le célèbre « Trompe-la-mort », qui revenait souvent à mes oreilles. Je me souviens aussi qu’il nous avait expliqué qu’un remous descendant (rabattant) derrière la pente ne pouvait descendre indéfiniment, et qu’à un moment — très proche du sol — le remous remontait le long de la pente à contrevent. Et un jour, nous sommes allés vérifier… Jean Raoult, avec le Sylphe, m’avait demandé de le suivre avec mon « frêle » Nord 2000. Nous sommes ressortis par la grande faille (le col du facteur) et avons fait cet essai deux fois, en longeant les falaises côté sud à moins de 20 mètres de la paroi, et en-dessous de la crête, alors que le mistral soufflait fort.  

Bref, ceci pour la petite histoire — mais surtout, ne vous amusez pas à reproduire cet essai parfaitement inutile et dangereux. En pareil cas, votre chef pilote serait contraint de vous sanctionner sévèrement !  

Tous ces vols, à cette époque, se déroulaient dans le silence complet, car nous n’avions aucun moyen de communication. Seul le Té nous permettait d'échanger de brèves intentions avec le sol et si nous voulions poser il fallait venir battre des ailes à la verticale des hangars et attendre que notre paneautage soit en place sinon gare... Pour combler ce vide sonore, j’emportais avec moi mon « transistor » pour écouter de la musique et me détendre, car les vols duraient parfois jusqu’à dix heures. Bien entendu, après l’époque des records, ce n’était plus un exploit ! Et s’il y avait un exploit, c’était bien celui de l'heure de la mise en piste, avec le grand hangar allumé alors que le jour n’était pas encore levé…

GR

 

En venant visiter son habitation de nuit, je m'attendais à quelques surprises et je ne fus pas déçu. Ma voiture garée sur le plateau les phares restés allumés pour faciliter la descente - non pas aux enfers, mais ça y ressemblait ! Les marches on ne pouvait les voir on les devinait.. Une scène décrite par mes soins à Copilot et une reconstitution presque parfaite. Excepté à gauche de l'escalier, en descendant le vide, le trou noir ! Et aucune rembarde... C'était Thoret l'homme des "Tempêtes". GR

Ce soir de novembre, Thoret me parut très fier de me présenter ses huiles, avec de nombreux thèmes consacrés à l’Afrique du Nord qu’il avait bien connue. Scène reconstituée avecl'IA de Copilot très proche de la réalité.

En effet, en janvier 1923, Biskra devint un haut lieu expérimental pour le vol à voile. Des tirailleurs sénégalais furent même mobilisés pour aider à aménager le site. Thoret, déjà surnommé « le pilote des tempêtes », y confirma son talent en exploitant les conditions aérologiques particulières du désert et des reliefs environnants. Un concours de vol à voile organisé sur les pentes du djebel Ed Delouatt, au sud-ouest de la palmeraie de Biskra. Thoret y réalisa une démonstration impressionnante de vol à voile (hélice calée), et battit un record du monde de durée. Cela explique pourquoi ses toiles et souvenirs évoquent souvent l’Afrique du Nord : il y a vécu et volé, et ses records de Biskra sont restés dans la mémoire aéronautique.

     Nous sommes le 3 janvier 1923 sur la pente en bord de mer au sud-ouest de Biskra à Ed Delouatt. Le relief culmine dans cette zone à 255 mètres et cela sur 5 km. Le 2 janvier, ce sera son premier vol ici avec son mécanicien Yung, soit 2 h 24 mn, hélice calée. Mais aujourd'hui 3 janvier, Thoret est décidé et qui sait, à battre un record malgré les faux départs consécutifs au manque de vent. Mais à 9 heures, nouveau départ, le N-O s'est levé avec une force soutenue, soit un vent de 30 à 50 km/h, de quoi émoustiller Thoret ! En effet, en vol, notre intrépide pilote chantait à bord de son Hanriot 14 à tue-tête pour se détendre ! Ce jour-là son épouse, Marthe était présente et elle avait décidé de monter au sommet de la colline pour l'encourager mais aussi s'assurer que le vent restait bien orienté (nous sommes dans les années 20, faut-il le rappeler?). Marthe là-haut subissait les assauts des rafales mais aussi du sable, qui ne manquait pas de lui compliquer la vie, ce qui avait dû inquiéter son téméraire époux. Alors imaginez la scène que j'ai reproduite ci-dessus. Tout est décrit par Thoret : le muret de pierres sèches, Marthe s'exposant à un vent furieux mais complice, et Thoret qui s'époumone pour être compris ! Ce 3 janvier 1923 fera date car notre Thoret battra, non sans mal, le record de durée avec un vol de 7 heures et 3 min. A cette époque Thoret totalisait 1600 heures de vol.

Mes sources : Thoret Mont-Blanc de Jacques Marceau éditions "Vielles Plumes" FFAM n° 14 - 2003. J'ai découvert pourquoi Thoret n'aimait plus les planeurs "ces frèles machines" car le 31 janvier Emile Dewoitine lui confie son planeur P3 n°2 et rate son départ retourné par une rafale, puis dévale la pente, brisant le planeur. Emile pas content et je suppose Thoret aussi ! C'est à cette date qu'Emile Dewoitine décide de s'éloigner du vol à voile et cède ses planeurs à la Tchécoslovaquie. Un mystère de moins ! GR    

Ici le Morane 315 qu'il dénommait "Sa tonne volante" et pour lui cet avion était devenu un "motoplaneur" !

À l’été 1936, Joseph Thoret réalise deux records de durée aux Alpilles sur Morane 315, hélice calée :

  • 9 juin : 9h30
  • 3 août : 9h17

Dans le fort mistral qui sévissait, Thoret démontre sa maîtrise et son audace. Ces vols marquent une étape importante dans l’histoire du vol dans les remous et dans la mémoire aéronautique des Alpilles.

 Pas compliqué J.Thoret pour qu'il retrouve son sourire, il suffisait de le faire voler ! Ici en compagnie de A.Giraud à bord d'un Mousquetaire aux Alpilles. Début des années 60.

Videos les records de 1951 à 1954

 Première partie

  Seconde partie

Historique des records de durée en planeur par Charles Boissonade

D'autres images ...

       Ici Charles Atger préparant son Air100 - Avril 1952 Charles bat le record du monde sur ce monoplace en 56h15mm

Décollage au treuil le 2 avril 1952 à 6h21 : Vent 70 km/h très turbulent. Altitude d'évolution entre 500 et 800m. Atterrissage le 4 avril à 14h36 avec une énorme soif à satisfaire...     

Photo colorisée remontant à l'époque des records car dans les années 60 la partie optique était endommagée. Eté 1951 probablement et cela pourrait être Yvette Mazelier l'année de ses record, en compagnie de Marcelle Choisnet, battant le record du monde féminin biplace de durée sur le Fouga CM-7 n°1 Adour F-BBBR avec 28 h 51 mn.

Mise en  piste du  CM7 des records des filles. Peinture noire autour  de la cabine pour mieux capter la chaleur lors des vols en hiver

Très belle photo colorisée par Copilot, fidèle à l’image de Marcelle Choisnet. Ses premiers records datent de janvier 1948, puis de novembre de la même année avec un vol de 35 h 03 min. Dans les années 1960, elle avait demandé à Marius de lui rechercher un mas dans la région afin de vivre au pied des Alpilles…Marcelle Choisnet est décédée le 14 juillet 1974 à Chartres, dans un accident de planeur. Elle pilotait alors un SZD-19 Zefir immatriculé F-CDAX. Je l’ai rencontrée à Léognan-Saucats en 1962, après son grand vol depuis Beynes, son terrain de cœur, soit 505 km à but fixé ! Un diamant de plus pour Marcelle, qui prouve que ces femmes des records de durée pratiquaient le vol à voile avec toutes les qualités requises : endurance, maîtrise et passion. GR

 La seule fois que j’ai rencontré Marcelle Choisnet, c’était lors de son vol des 500 km au départ de Beynes, le 29 juin 1962, à destination de Léognan-Saucats. Je me souviens qu’à sa descente du planeur, elle était chaudement vêtue, et qu’elle expliquait aux pilotes qui l’entouraient qu’elle avait, comme toujours, rencontré des difficultés pour franchir le passage redouté de la Loire — un classique à cette époque.

Photo signée GR, car déjà à cette époque, je photographiais tout ce qui bougeait. Ce qui m’avait frappé, c’était le bord de fuite ondulé du volet de dérive : une particularité étonnante pour un planeur de cette classe, qui avait pourtant été champion du monde. Photo colorisée par Copilot mais visage n&b qui n'était pas fidèle...

Photos d'Yvette Mazelier offertes par monsieur Chapelier Jean-Luc le 6 mars 2025 chargé de documenter cet exploit afin de donner un nom de rue pour son village de Barjac dans le Gard. Yvette a perdu la vie le 29 février 1960 lors du tremblement de terre d'Agadir (Maroc).

 Ici nous sommes à Aires-sur-l'Adour avec Yvette et Marcelle-Choisnet. Le planeur serait un CM7.71 à empennages en vé et ce fut le dernier planeur conçu par Robert Castello et Pierre Mauboussin (1951). Planeur qui se désintégra lors d'un vol d'essais pour cause de flutter et tuant son équipage...CM cessera toute activité "planeur".

Yvette Mazellier, en compagnie de Marcelle Choisnet, battent le record du monde féminin de durée sur le Fouga CM-7 n°1 Adour F-BBBR avec 28 h 51 mn aux Alpilles.

   Le Kranich Planeur utilisé pour le record fatal Lieu : Romanin-les-Alpilles Date : 26 décembre 1954 Circonstances : tentative de record du monde de durée en monoplace, après avoir déjà battu le record en biplace sur le Kranich III F-CATZ avec Henri Couston en avril 1954- Conséquence : son décès a marqué un tournant — la FAI a cessé d’homologuer les records de durée en planeur après cette tragédie.

6 avril 1954 après leur vol de 57h10' Bertrand Dauvin et Henri Couston tout sourire alors qu'ils pensaient qu'ils devaient se poser! Sans ce malentendu ils auraient pu passer la barre des 60 heures. Le KranichIII  a été développé et produit dans l'usine d'avions Focke-Wulf de Brême. Le premier vol, piloté par Hanna Reitsch, a eu lieu le 1er mai 1952. Trente-sept ont été construit. Planeur d'une envergure de 18 m et 23 de finesse. Première photo couleur de l'équipage GR /Gémini

Nouvelle photo, au format très réduit mais de belle qualité, que j’ai confiée à Copilot. On peut certainement faire mieux, mais en attendant, le résultat est encourageant ! Ils sont, à n’en pas douter, très fatigués — mais cela ne transparaît pas. Le bonheur d’avoir battu un record du monde ne se décrit pas : il se vit !

6 avril 1954 — Louis Brun, chef de centre, félicite Bertrand Dauvin ainsi qu’Henri Couston, après leur exploit. Henri nous a quittés le 10 novembre 2025, à Villeneuve-lès-Avignon. C’est pourquoi je tenais à coloriser cet instant de sa vie — pour peut-être me faire pardonner de ne pas avoir pu assister aux obsèques d’un ami. Gérard

Charles Atger une figure de l'aviation et des Alpilles en particulier. Charles Atger est décédé le 15 mars 2020 à Gréoux-les-Bains, à l’âge de 98 ans.

les records des Alpilles en images

1954

le 26 décembre 1954

Dernière tentative de record du monde de duréeTentative de record du monde, disparition de Bertrand Dauvin - 26 décembre 1954Prévol avant le dernier vol

Bertrand Dauvin tente une dernière fois de battre le record du monde de durée en monoplace, ce qui lui vaudra la vie.

du 6 au 8 avril 1954

Record du monde de durée masculin en planeur biplaceCouston, Brun et DauvinKranich F-CATZBertrand Dauvin et Henri CoustonKranich-III F-CATZBertrand Dauvin et Henri CoustonL'atterissage du record du mondeLe carnet de vol de Bertrand Dauvin

Bertrand Dauvin bat avec Henri Couston définitivement le record mondial de durée en biplace sur le Kranich-III F-CATZ avec 57 h 10 mn. C'est l'exploit sous une pluie glacée et peu de vent. Ils se posent croyant que l'on le leur avait demandé.

Extrait de "Les Ailes, Les grandes performances du Vol à Voile" , N°1472, 17 avril 1954

Extrait de "Les Ailes, DAUVIN et COUSTON sont venus nous voir" , N°1473, 24 avril 1954

du 11 janvier au 12 janvier 1954

Record du monde de durée féminin en planeur

Jacqueline Mathé bat avec Marinette Garbarino, le record du monde de durée féminin pour biplace sur le Fouga CM-7 n°1 Adour F-BBBR avec 38 h 11 mn. C'est Louis Brun, dit "L'ours des Alpilles", qui restera à la radio pendant toute la durée du vol et qui supervisera tous les records de durée de 1947 à 1954.

Extrait de "Les Ailes, L'équipage MATHE-GARBARINO bat le record féminin" , N°1459, 16 janvier 1954

Extrait de "Les Ailes, Le bel effort d'un équipage féminin" , N°1461, 30 janvier 1954

1953

du 30 décembre 1953 au 1er janvier 1954

Les planeurs de tous les records au sol

Claude Fronteau bat avec Jacques Lebeau le record du monde de durée pour biplace sur le Fouga CM-7 n°1 Adour F-BBBR avec 56 h 11 mn. Le largage eu lieu à 10 h 00 dans un Mistral régulier.

Extrait de "Les Ailes, LEBEAU ET FRONTEAU battent le record mondial de durée" , N°1458, 09 janvier 1954

Extrait de "Les Ailes, Après le record de LEBEAU-FRONTEAU" , N°1459, 16 janvier 1954

Tentative de record du monde de durée en planeur biplace

Jacques Lebeau en compagnie de Félicien Noin abandonnent une tentative de record du monde de durée en biplace sur Fouga CM-7 après 31h 23 mn de vol dû à l'arrêt du Mistral.

1952

Record du monde de durée définitif en planeur monoplaceCharles Atger devant l'Air-100 n°12

Charles Atger bat définitivement le record du monde de durée en planeur monoplace sur l'Air-100 n°12 avec 56 h 15 mn dans un Mistral si violent qu'il tombe malade. Il se pose épuisé, ayant perdu 5,4 kg, et tombe en syncope de quelques minutes une fois sorti de la cabine de l'appareil. Le planeur fut hors état de vol, les axes des ailerons ayant dépassés les jeux admissibles.

Extrait de "Les Ailes, Charles ATGER a volé 56 heures 15" , N°1367, 12 avril 1952

Record du monde de durée définitif en planeur monoplace

Albert Carraz, en compagnie de Jean Branswyck, bat le record du monde masculin pour biplace avec un vol de 53 h 00 sur le Fouga CM-7 n°1 Adour F-BBBR sous un Mistral avec des rafales à 100 km/h, sous des températures de - 4 à + 10 degrés et des variations d'altitude de 300 à 2000 mètres. Ils ont décollé à 13h00.

1951

  du 22 au 23 novembre 1951

CM-7 des records en vol

Yvette Mazellier, en compagnie de Marcelle Choisnet, battent le record du monde féminin de durée sur le Fouga CM-7 n°1 Adour F-BBBR avec 28 h 51 mn. Elles sont remorquées par Louis Brun et se larguent à 14h02 à 450 mètres au-dessus de Castellas pour ne se poser que le lendemain à 19 h 23 mn.

1949

 

Guy Marchand bat le record du monde de durée en monoplace sur Nord-2000 n°1 avec 40 h 51 mn. Après l'atterrissage, ses camarades vélivoles le récupèrent endormi dans le cockpit.

1948

Air-100 le planeur monoplace des records

Marcelle Choisnet bat le record de France de durée en planeur monoplace sur Air-100 n°5 avec une durée de 35 h 03 mn. Après un décollage de Romanin à 8 h 30 mn, elle se pose deux jours plus tard dans la nuit à 0h 36 mn sur ordre de Louis Brun.

  le 1er janvier 1948

 

Marcelle Choisnet bat le record de France de durée en planeur monoplace sur Meise avec une durée de 19 h50 mn.

1936

Storch

Joseph-Juste Thoret crée la "Section d'études de vol dans les remous" sur MS-315 et MS-230. Il constitue une flotte de Morane MS-230 et fait découvrir aux élèves pilotes le principe : "le sol n'engloutit pas le vent, et que pour aussi bas que l'on soit, il est toujours possible d'y trouver une ascendance".

1924

Thoret sur HD-14 hélice teint 9h 04 mn hélice calée

Joseph-Juste Thoret tient l'air 9 h 04 mn hélice calée avec un gain de 575m à 875m dans les "Niagaras" du mistral. Le vol à voile était né aux Alpilles. Son but : apprendre aux pilotes comment se déjouer les rabattants.

       le 6 août 1924

Carte postale du terrain à sa création

Joseph-Juste Thoret, alias "Thoret-Mont-Blanc" ou "Thoret-la-tempête" crée l'Ecole des Remous sur HD-14 à Romanin-les-Alpilles.   Lien : Thoret et les Alpes  http://www.ailesahs.com/wp/?page_id=1440

 

L'histoire des Records par Jean-Pierre Dupuy

 

Fichier ppt à télécharger dédié aux records de durée de 1947 à 1954

   Fichier Word à télécharger rédigé par Jean-Pierre Dupuy ancien chef pilote aux Alpilles