Voler sur le relief en Languedoc...

    Page publiée le 17 mai 2004 et actualisée le 18 mai 2004

 

Vol de pente puis vol thermique de relief sans transition = descente au trou et aventure !

Après une séance - la veille - de vol de plaine, un peu de vol de pente et du VTR forcé ce dimanche 16 mai 2004 ne pouvait que compléter à souhait cette semaine de beau temps revenu.

 

Vent nul sur Montpellier et 31 °C, nous en déduisons que c'est le régime des brises de mer qui va dominer...Erreur !  Destination vers les massifs à l'Ouest de Montpellier et les Hauts Cantons de l'Hérault. Puis arrivés sur les lieux, au Pic de Vissou vent NN-O soutenu de 40 km/h. Déjeuner sur l'herbe en attendant la rotation des vents...Mais rien ne se passe : ça souffle en continu du nord. Ce contre-temps sera mis à profit pour aller admirer le paysage vu du sommet. La photo panoramique ci-dessus est donc prise du haut du Pic de Vissou avec vue vers le nord vent de face... A droite le célèbre cirque de Mourèze : une visite à ne pas manquer si vous séjournez dans la région. Derrière ce massif le Lac du Salagou réservé à la pêche, la baignade et la planche à voile. Mais non loin de là au nord du Salagou la pente de Laulo (phonème qui pourrait bien rappeler à certains des moments attendrissants...) une petite pente nord gérée par l'AMVH qui permet de voler par vent NO. Généralement sur cette pente le vent est fort ou bien nul. Le nouveau terrain de vol de l'AMVH est situé sur le même plateau à environ 1500 mètres de la pente ce qui implique pour voler de passer au terrain afin de signaler sa présence et s'assurer de l'utilisation des fréquences. Toutefois en pratique ces deux sites de vol complémentaires ne devraient pas se gêner car lorsque le vent souffle fort pour le VDP comme hier, le terrain de vol ne doit pas permettre des vols confortables. Mais cela reste à vérifier en pratique. Et c'est le club qui établit les règles de sécurité rappelées sur un panneau prévu à cet effet.

Le "JCH" planeur de "Durée-Vitesse" tout plastique a été conçu par Jean-Claude Hodet. Un planeur au palmarès impossible à battre car il est toujours sur la première marche des podiums. Ce type de planeur polyvalent en plaine pour la durée-vitesse utilisé en vol de pente est fabuleux ! La plage de vitesse très importante permet toutes les audaces et tous les plaisirs du vol de pente offensif...

Vu du point de départ, le champ situé après le mazet en ruine. Cette image prise au télé ne traduit pas les distances réelles mais les rapprochent. Jacques est souriant car à première vue et sans jumelles l'atterrissage s'est bien passé. Ce planeur est équipé du système butterfly qui permet des fortes pentes de descente à faible vitesse. Résultat : planeur posé au centre du champ : avec un peu de chance certainement  car à ce jeu il faut rester modeste !

La récupération d'un planeur est souvent un moment rempli d'imprévus. Ici premier obstacle : la rivière longeant le bas de la pente et son pont submersible infranchissable avec un véhicule ordinaire: ouvrage d'art moins coûteux destiné à faciliter la traversée lorsque le niveau de l'eau est très bas. Ici ce n'est pas le Far-West mais cela y ressemble...L'eau était belle et les baigneuses "zaussi" !

Arrivé enfin à proximité du champ en passant par le célèbre village de Laulo, Jacques se dirige vers un point blanc qui n'est rien d'autre que l'empennage de son planeur émergeant des herbes hautes. Ce champs non cultivé et le seul disponible pour atterrir en bas en sécurité... Mais ce n'est pas la porte à coté ! Environ 1000 mètres de distance et la taille du champs 100 x 60 m bordé d'arbres coté rivière et à l'opposé le relief. Bref ce n'est pas grand mais mieux que rien et certainement préférable que de tenter les champs de l'autre coté de la nationale. Toutefois, l'atterrissage dans ce champs sera toujours une opération délicate mais de loin préférable au crash dans les grands arbres de la pente... Une forêt particulièrement impénétrable.

Le "JCH" de Jacques tel que nous l'avons trouvé dans l'herbe sans une seule égratignure : Une "vache" que l'on aimerait réussir à tous les coups ...

Surpris et satisfait de retrouver son planeur intact après le stress de la descente au trou...

La remontée était possible mais le planeur insuffisamment réglé pour permettre une remontée confortable : Ces défauts ne sont pas visibles sur une pente lorsque le vent souffle puissamment. Le réglage final se fera donc en vol de plaine.

 En résumé une journée qui se termine bien mais des erreurs d'appréciation dues à une météo complexe... Un grand merci également au club car la piste était fraîchement tondue : Et un regret car nous n'avons vu personne !

GR      A suivre ...