le pilotage  des planeurs...

  Page publiée le 22 décembre 2005 et actualisée le 22 mars 2013

  

 

Tous les jours je peux m'informer sur les sources des liens qui amènent des visiteurs sur le site des GPR (mais ce n'est pas de l'écoute téléphonique permanente je vous rassure car c'est une honte pour notre pays qui prétend être celui des droits de l'homme : Non je ne vous piste pas - moi - individuellement !). Et ce matin, j'ai pu repérer ce forum brésilien (portuguais qui se traduit très bien en français) et qui traite de l'illusion optique (une illusion parmi tant d'autres...). Nous sommes tous concernés en particulier les aéromodélistes et j'ajouterais aux conclusions de Sandro Poli, que le meilleur moyen de ne pas être victime d'une erreur de vision, c'est d'être parfaitement concentré dans son pilotage. Et à titre d'exemple, on ne vient pas dire "bonjour" à un gars qui pilote et dans ses déplacements à proximité des pilotes, on s'arrange de ne pas les distraire. Ensuite Sandro propose l'utilisation des "autopilot" et bien j'y travaille dessus, car je suis intimement persuadé que c'est l'avenir et qu'on verra ainsi se réduire le nombre de crahs stupides et dangereux pour avoir perdu de vue son modèle quelques secondes. Les seniors sont particulièrement concernés par le sujet car ils sont victimes en plus des faiblesses occulaires, des défaillances de la mémoire courte. Et dans ce domaine, pour une fois, je sais de quoi je parle ... GR

Voici le lien : http://www.e-voo.com/artigos/cfit/

Tourne à gauche  

Une même silhouette

Tourne à droite  

 

Rubrique destinée aux débutants et ayant comme précepte " Nous ne détenons pas la vérité absolue, mais nous tentons inlassablement de nous en approcher". Et ce n'est pas facile tous les jours ! GR

 

E-mail du 11 décembre 2005

Bonjour M. Risbourg
Je suis un fidèle lecteur de votre site que je consulte quotidiennement. Je me suis remis à l'aéromodélisme il y a de ça environ deux ans à la  fin de mes études, mais je n'ai pas la possibilité de recevoir des conseils pour le pilotage des planeurs RC. Après plusieurs modèles de conception personnelle, qui volaient bien mais sont vite devenus trop abîmes, j'ai récemment commandé un ASW 27 de 2m de chez HF modell en vue de passer d'ici un an sur un 3m  avec AF TR et volets.

 Je lisais hier dans une de vos chroniques que l'erreur classique du débutant concernant l'approche était de venir de très loin et au raz du sol, il valait mieux faire une approche pentue. Comment faire une bonne approche sans aérofreins avec un planeur qui allonge sans poser à pleine vitesse? Cordialement

T N

 

Réponse des GPR :

Comme dans tous les sports le débutant a l'art de compliquer ses actions. Le résultat - pour certains d'entr'eux, est un apprentissage long et pénible à vivre surtout en aéromodélisme. Plus qu'ailleurs, le pilotage exige la gestion simultanée de nombreux paramètres : Vitesse, trajectoire, altitude, coordination des commandes, moteur, aérofreins, etc. Bref, pour celui qui sait et qui maîtrise, il n'y a rien de bien compliqué. Toutefois, la réalité est tout autre pour celui qui débute.

Peut-on apprendre à piloter dans les livres ?

La réponse est non, toutefois pour nuancer cette affirmation, il ne peut pas être nuisible de s'informer par la lecture. Et de tenter - sur le terrain, d'appliquer quelques conseils de bon sens et surtout respecter une méthode. Il est bon de rappeler que l'aide d'un moniteur faisant exécuter un programme précis à son élève est de loin préférable au pseudo-moniteur qui laisse faire n'importe quoi et qui est là pour rattraper le modèle à la dernière seconde. Transmettre ses connaissances en pilotage n'est pas chose facile et cela écarte toute improvisation.

Votre question "Comment poser un planeur sans AF ?"

Tout d'abord en exécutant le circuit d'atterrissage classique comparable à ce qui se pratique dans la grande aviation. Une vent arrière, une étape de base et une finale. Toutes autres solutions relèvent de l'acrobatie improvisée. Ce circuit est applicable par tous les engins volants à moteur ou sans moteur avec ou sans AF. C'est la règle de base ! Dans le cas particulier du planeur sans aérofreins, la seule solution consiste à voler moins haut afin de parvenir à la bonne altitude en entrée de piste. En outre il faut être capable de répéter toujours le même circuit, celui qui va bien avec le site de vol. Le début de vent arrière se fera donc plus bas, mais surtout jamais loin de vous. Il faut - dés le début - apprendre à voler sans s'éloigner car le débutant ne sait pas interpréter une position lointaine de son appareil. Et tous les débutants - bien sûr, volent trop loin et le vent et les turbulences compliquent sérieusement les choses ! Apprendre également - dés le début, à ne pas avoir de préférence dans le sens du virage. Il faut donc savoir profiter du changement de vent, pour inverser le circuit d'atterrissage et donc combattre cette handicapante manie d'avoir un sens de virage préférentiel.

Sans AF, il y a aussi la vieille PTS chère à nos anciens (prise de terrain en S). Cela permet de consommer de l'altitude en entrée de piste et de se poser en ayant la bonne altitude au seuil de piste. Mais cette solution exige une maîtrise parfaite du pilotage car les virages à forte inclinaison se succèdent et cela à proximité du sol. A réserver donc pour les pilotes confirmés.

L'arrondi : ne jamais pousser le manche mais toujours refuser le sol jusqu'au décrochage de la voilure. Pour cela l'inclinaison doit être nulle et la vitesse proche de la vitesse de décrochage. Un excédent de vitesse se traduit toujours par un rebond, voire plusieurs...et cela est la preuve que vous avez poussé sur le manche ou que vous volez trop vite ! Le petit excédent de vitesse sera résorbé par un palier de décélération proche du sol qui vous permettra de poser en douceur.

 

 

Remarque : Tous les planeurs "allongent", ils sont même conçus pour cela. Cette caractéristique doit être comprise comme un avantage et non une difficulté. Il faut donc apprendre à estimer les angles de plané pour aller d'un point à un autre, par vent nul, vent de face et vent arrière. De cette caractéristique propre à chaque planeur, vous apprendrez à gérer les trajectoires et les altitudes réalisables sans risque de ne pas rentrer. Et pour acquérir et assimiler toutes ces informations il faut beaucoup voler. Si votre temps libre vous le permet: Ce que je vous souhaite !

GR