Le Castel-Mauboussin         

                                                              CM7...             

  Page publiée le  28 février 2004 et actualisée le 08 décembre 2015

 

 

 

CM7 -JCC

 CM7-ML

 

CM7     F-CAFE des Alpilles année 1967

 

Site des planeurs et avions  CM

Extrait du site du petit-fils de Robert Castello

 

La première étude de cet appareil faite au domicile de R. Castello date de 1942. Ce sera en 1947 seulement que la fabrication sera entreprise chez Fouga à Aire/Adour suite à une commande des Sports Aériens. Deux appareils seront  fabriqués.

Premier vol du n°1  le 22 juillet 1948. En Juin 1949 ce sera le tour du deuxième.

 

Le C.M.7 piloté soit par des femmes soit par des hommes est le planeur le plus titré de toute l’histoire du vol à voile français. La liste des records vaut la peine d’être exposée.

  •     21 Juin 1949 record national masculin de distance avec but fixé 278,290 km.
  •     25 Juin 1949 record national masculin de distance en ligne droite 400 km.
  •     25 Juillet 1949 record national masculin de distance en ligne droite 423,209 km.
  •     18 Janvier 1951 records du monde féminin : d’altitude 7.042 m. et de gain d’altitude 6072m.
  •     23 Novembre 1951 record du monde féminin de durée 28 h.41  (ancien,16h. 1947 sur Castel 242.)
  •     6 Février 1952 record du monde masculin de durée 53 h.04 (ancien, national) 25h.1948 sur C.242)
  •     11 Septembre 1953 record national féminin de distance en ligne droite et but fixé 283 km.403.
  •     30 Décembre 1953 record du monde masculin de durée absolue 56h.11'.
  •     11 Janvier 1954 record du monde féminin de durée

 

Envergure Longueur Hauteur Surface totale

18 m

8,47 m 2.25 m 22.27 m²
Allongement Masse totale Masse à vide

Finesse

14.55 566 kg 400 kg 24
Facteur de charge Vitesse minimale de chute Vitesse à meilleur angle de plané vitesse de chute à 100 km/h
12 0.9 m/s à 75 km/h 85 km/h 1.4 m/s

 

Plusieurs raisons m'ont poussé à vous proposer ce planeur français qui a marqué l'histoire du vol à voile français et de l'aéroclub de Saint-Rémy les Alpilles.

Tout d'abord son élogieux palmarès, puis sa silhouette originale avec ses ailes en forme de M  et aussi la chance de l'avoir piloté. Sans oublier aussi "l'immense privilège" de l'avoir - à plusieurs reprises - monté et démonté et ceci au Mazet de Romanin, terrain de vol à voile situé sur la commune de Saint-Rémy-de-Provence. Une époque récente car pour être plus précis il s'agissait du milieu des années 60... A ce sujet, je n'ai pas oublié - non plus - le poids élevé d'une aile qui exigeait 4 personnes minimum pour la déplacer... C'était une grosse bête assez impressionnante réservée à l'époque aux pilotes confirmés et "moustachus" à la fois sur ce planeur mais aussi sur le terrain particulier des Alpilles... En effet poser ce monstre par gros mistral avec des aéro-freins peu efficaces (à palette) qui avaient la particularité de ne plus rentrer si on volait trop vite rendait l'opération d'atterrissage assez pointue. Fréquemment aussi la chose se compliquait car on posait vent dans le dos. Et à chaque fois, je mesurais parfaitement l'audace des "anciens" qui avaient battus les records de durée à son bord en atterrissant - de jour comme de nuit - dans les rafales de l'impétueux mistral et en hiver de préférence.

Impossible aussi d'oublier la mésaventure de Marinette et sa collègue Jacqueline qui lors d'un vol d'entraînement sont passées - de nuit - sous le vent de la pente des Alpilles, avec comme seul éclairage... la lune ! Nos deux filles survolant mon village bien aimé Maussane, puis Paradou, ont du prendre une décision rapide avant de se présenter en finale... Distinguant au sol des taches sombres et claires, elles se sont alors posées la question :  "Que choisit-on ? Les claires ou bien les foncées ?". Elles choisirent les foncées car pour elles cela devait correspondre à la couleur non réfléchissante des prairies, quant aux zones claires, il s'agissait probablement des roches calcaires et blanches du massif des Alpilles. Mais cela restait à vérifier... Lorsque Marinette évoquait ce vol et cette réflexion avant de prendre la décision de s'aligner en pleine nuit sur une zone sombre, l'angoisse vous envahit. Et à plus forte raison lorsque comme moi, on connaît parfaitement le secteur - car même en plein jour, il faut aller le poser le CM7 entre les haies de cyprès ! Le vol à voile à cette époque faisait les gros titres de la presse, mais à quel prix !  Les choses de nos jours ont bien changé.

GR

Ici le CM7 verticale du terrain de Romanin et l'extrémité est de la pente obligeant les planeurs en vol de pente à faire demi-tour pour repartir sur un cap N-O, puis revenir et cela des heures durant en restant toujours vigilant pour ne pas se laisser emporter par le mistral.

Le CM7 au-dessus du terrain de Romanin - en arrière plan le M200 F-CDDX n°27  

Le CM7 remorqué par le MS 505 : un avion qui était parfaitement adapté au terrain des Alpilles. Ce Morane vit des jours paisibles chez Bernard au musée de la Montagne Noire.

Équipé d'un phare lui permettant l'atterrissage de nuit aux Alpilles

Détail de la verrière en tube et des aéro-freins

Pour d'autres photos  

Pour rejoindre le site de l'aéroclub des Alpilles >

Malgré le froid glacial et le mistral qui fait claquer sinistrement  les tôles du grand hangar de Romanin, nos deux femmes pilotes Jacqueline Mathé et notre Marinette qu'on aime bien ici en Provence -   après leur record de durée de 38 h 41 minutes le 11 janvier 1954. Les combinaisons en peau de mouton et les surbottes étaient particulièrement encombrantes. Ici on voit le phare encastré dans la casserole de nez. Un sujet de maquette très originale comme vous pouvez le constater !

Marinette est décédée le 1er décembre 2015 et l'office religieux a eut lieu à Marignane le 7 décembre en l'église Saint-Laurent Imbert en présence de nombreux vélivoles et amis de Marinette.

GR

 

Notre CM7 des Alpilles était de couleur beige-sable au standard de l'époque et immatriculé F-CAFE  : facile à retenir ! Personnellement j'appréciais moyennement son pilotage car les ailerons étaient si doux que je me demandais parfois s'ils étaient bien connectés... Mais mon inexpérience à cette époque m'interdit tout jugement de valeur sur cette machine à battre les records du monde - s'il vous plait ! On se sépara de ce planeur vers 1969 car à cette époque un biplace semblait parfaitement convenir pour l'apprentissage du pilotage aux Alpilles, il s'agissait du fameux Bijave et surtout l'ASK 13 ! Ce CM7 eut une fin tragique à Poitiers qui fit deux morts, suite de la rupture de l'axe central de longeron remplacé et réalisé dans un acier non conforme. Une erreur tragique.   

Un petit clic et vous avez le plan de la maquette au 1/4 ! Vous noterez la flèche inverse de l'aile de 82 mm.

Dessin GR

 

 

  Deux mots sur les caractéristiques...

  L'original...

La maquette à l'échelle 1/4

 

Envergure : 18 mètres

Surface alaire ailes :   22,18 m²

Allongement : 14,7

Longueur : 8,48 m

Profils grandeur :

Masse à vide : 427 kg

Charge alaire à charge maxi : 28 kg/m²

Envergure : 4500 mm

Surface alaire ailes :   138,5 dm²

Allongement : 14,7

Volume de stab : 0,43

Masse souhaitable : 6500g

Charge alaire : 47g/dm²

Profils proposés : Eppler 203/201/193