Chez Silvio  : le Café des Arts ...

  Page publiée le 02 février 2012 et actualisée le 10 janvier 2016

 

 

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Montluçon 2015 

 

 

 

 

De mon temps, aux Alpilles, la coutume voulait que tous les samedis soir - après la journée de vol, nous nous retrouvions au Café des Arts "Chez Silvio" à Saint-Rémy de Provence. Et ce rendez-vous hebdomadaire - pour un bon repas pris entre amis, personne de l'aéroclub ne voulait s'y soustraire.

Les temps ont bien changé, je vous l'accorde, mais pas les besoins. D'où l'idée de recréer virtuellement, ce moment privilégié, où les anciens pouvaient transmettre - aux jeunes que nous étions - des informations utiles sur le vol à voile tout en attisant notre curiosité. Et c'est ainsi que stimulé par toutes ces conversations nocturnes et certaines lectures d'Aviasport, j'avais eu l'idée folle de rejoindre la Corse en planeur emporté par un puissant mistral...

Je vais donc tenter dans cet espace de liberté,  de susciter votre curiosité que vous soyez - vélivole - ou bien aéromodéliste, sans toutefois vous inciter à réaliser des projets fous comme rejoindre la Corse. Y-a mieux à faire de nos jours ! Et l'eau est très froide en ce moment.

GR

Marius Chauvet (au centre) le Président fondateur de l'Aéroclub de St Rémy de Provence derrière le comptoir...

 

 

 

 

 

Championnat de France 2015 de VaV à Buno-Bonnevaux. Courte vidéo, bien montée, rien à redire :  c'est du travail de pro ! GR

 

Visite à Romanin le samedi 25 juillet 2015

Mistral de retour et température redevenue acceptable pour votre serviteur, une visite au terrain sera la bienvenue pour retrouver les collègues et éventuellement capter d'autres photos.

Et là bavardant avec Antoine, mon attention fut attirée par son Tee-Shirt. Le trouvant parfaitement d'actualité, je n'ai pas hésité une seconde à le photographier pour vous le proposer. Le TS viendrait du Canada et il devrait faire fureur dans toutes les réunions GPR qui se respectent sur notre territoire, mais aussi ailleurs  !

Clic pour agrandir sur le TS et en dessous le passage du "25" que vous retrouvez dans l'album et que vous pouvez agrandir.

 clic sur le BB Jodel dans son nuage de poussière pour rejoindre la page de l'album..

https://youtu.be/OX_Q9nuqmX4  Vol sur le Sierra-Golf aux Alpilles avec GR et Thierry ! Vidéo privée de belles images pour cause de boîtier étanche, il fallait le boîtier ventilé ! Zut !

 

Un beau geste !

Markus Frey, qui a construit une réplique à l'échelle 1/2 de l'Austria Elephant, a fait don de son oeuvre au musée de la Wasserkuppe l'année dernière, où il figure désormais en bonne place, aux côtés de planeurs grandeurs fameux qui ont fait la renommée du pays dans ce domaine. Une façon de pont entre deux faces d'un seul et même domaine : le vol à voile !
Louis

Clic sur l'image pour rejoindre le forum >>>

Envergure  maquette 15 mètres - masse 75kg...

 

Vol solaire :  le Sunseeker Duo captant les rayons du soleil  sur la campagne en Italie du Nord pendant l'été 2014. Vidéo ici pour faire connaissance avec son concepteur. Le seul planeur où l'on peut s'allonger pour dormir ... et à deux ! GR

Sunseeker Duo - Regardez cette vidéo : c'est superbe !

Une des vidéos toutes superbes réalisées lors du Grand Prix qui se déroulait du 4 au 11 janvier 2015 en Afrique du Sud

Solar Impulse II : nouveau défi pour 2015 !

Les particularités du planeur mise à profit pendant la guerre...

Beaucoup d'images inédites pour les passionnés d'histoire. GR

Intitulée - Atterrissage d'urgence - cette vidéo de 70 secondes montre comment on peut vivre la courte transition "machine planante avec toutes ses possibilités" à l'objet inerte au sol... La caméra embarquée est donc un témoin utile comme pièce au dossier de l'enquête et donc plutôt que de vouloir interdire les caméras à bord et se priver d'un témoin impartial, il serait plus utile d'étudier leur mise en place - en sécurité - à bord de tous les aéronefs. GR

 

Site dédié à cette course vous permettra de suivre en temps réel les épreuves ! En attendant bonnes fêtes de fin d'année. GR

 

Bonjour Monsieur,

Je consulte souvent votre site, une mine d'informations. Je suis tombé sur cette vidéo intéressante, si elle n'existe pas encore sur le site (je ne l'ai pas croisée), elle pourrait y avoir une place. Cordialement. Jean-François

Merci Jean-François pour songer à enrichir le site des GPR. C'est ici, "chez Sylvio" que  votre vidéo a trouvé sa place, car c'est ici, après les vols, que nos aînés imprégnaient nos esprits de vol à voile. Toutefois, dans le cas présent, ce ne sont plus les esprits mais les tissus de verre...J'ai noté que les winglets étaient réalisés dans le même moule et en même temps que l'aile et on sépare après démoulage. Très instructif de voir comment c'est fait un planeur ! GR

 

Comme disait, je ne sais plus quel humoriste : "y-a des bêtes qu'on aime et y-a des bêtes qu'on aime pas !". ça sent l'hybride entre un ASG29 et ASH30 (ce qui doit limiter les frais d'étude). Enfin, l'important est que ça vole bien...  Porte toi bien..et belle journée. Laurent.

Merci pour l'info ! Je ne vois rien sur la finesse espérée, mais je note ce détail : la roulette de queue escamotable et orientable qui remplacerait le trolley. Et ça c'est un "+" pour ceux qui vont chercher les planeurs en bout de piste et un moins pour ceux chargés de l'entretien...GR

 

E-mail du 8 mars 2013

Bonsoir Gérard,

Je ne sais plus quand tu changeras le rythme du site des GPR toujours est il que je te recommande le bouquin de Claude Lelaie.

Pas de bla-bla superflu, technique "juste là ou il faut", bref je me suis régalé ... 

Bon week-end

Laurent

A la fin du mois Laurent et je vais pouvoir lire ! Après avoir dévoré le bouquin sur l'Histoire des essais en vol de Louis Bonte de la collection DOCAVIA Editions Larivière, celui des Essais en vol de l'A380 devrait sans aucun doute me passionner et à ce titre, sans attendre - on peut le recommander à tous ceux qui aiment l'aviation et les incertitudes des défis. Merci Laurent ! GR

le Breguet 901  il a revolé à Tallard le 12 janvier 2013 !

 

E-mail du 8 février 2013

Bonjour,

C'est ma première contribution pour les GPR, mais pour les amateurs de Breguet voici l'histoire d'un 901.

L'aspect documentaire historique est très sympa.

Merci à Samuel !

En plus, il y en a un en chantier au 1/3 sur Grenoble...

Jérôme

Clic sur la photo pour rejoindre le site superbe dédié au 901 >>

 

Restaurer et refaire voler un si prestigieux planeur mérite toutes nos félicitations, mais en plus nous offrir son histoire si bien documentée, et bien on en redemande !

GR

 

 

Des bouts de laine pour mieux comprendre...

http://sailplane-matscherrer.blogspot.fr/2012/10/flying-with-tufts.html

E-mail du 25 octobre 2012

Salut Gérard,

J'ai monté une petite video intéressante d'un point de vue aérodynamique: ça doit se transposer aux GPR... au plaisir ! Matthieu

Complément d'information...

Pour occuper un jour très moyen de thermiques purs, j'ai mis quelques fils de laines à l'emplanture du LS6 pour visualiser d'éventuels problèmes. Il n'y avait pas beaucoup mieux à faire.

Le résultat est que l'écoulement à cet endroit est sensible à l'incidence et au braquage du flapperon. Cela peut s'observer sur une série de décrochages : plus les volets sont braqués positivement, plus le décrochage a lieu a faible incidence (astuce : on peut observer la position du stab par rapport à l’horizon au moment ou il y a décollement) Également en vol normal : dans les phases de transitions, pas de décollement. Tout au plus un peu de mouvements sur les cotés du fuselage. En spirale en revanche, des décollements apparaissent assez souvent du fait de l'incidence plus importante dans ces phases.

En particulier l'aile dans le virage est sujette à des perturbations assez massives. C'est vraisemblablement le fait du braquage positif du flapperon de ce coté, nécessaire pour maintenir l'inclinaison ("ailerons à contre"). Rien de dangereux là dedans, mais une indication que le comportement n'est pas optimal localement.

Si c'était à refaire : il faudrait mettre des fils de laines de chaque coté, pour les observer simultanément. Et prochaine étape : voir si l'on peut corriger le comportement.

En effet il serait intéressant de voir les deux karmans simultanément. Et j'ai le sentiment aussi que tes bouts de laine s'affolent si la bille n'est pas pil-poil au milieu. GR

ça ne doit pas aider effectivement... Je pense que le fait d'avoir le volet baissé sur l'aile dans le virage (ailerons à contre) est le plus pénalisant. La sagesse populaire veut qu'il soit efficace d'être légèrement en dérapage le nez en dehors du virage, car ça limite la quantité d'aileron à contre, et en plus ça augmente la marge à la vrille...

Matthieu

E-mail du 9 août 2012

Salut Gérard,
T u te souviens d'un de mes mails précédents, dans lequel je me demandais si les constructeurs pouvaient raisonnablement continuer la course au gigantisme (j'avais été interloqué en voyant une vidéo par la façon dont ce gondolais une plume au roulage), auquel tu répondais que la limite d'utilisation des matériaux actuels avait été atteinte, et qu'il fallait regarder dans d'autres directions ? En voilà peut-être une première confirmation...
En regardant les premiers résultats des championnats du monde de VaV d'Uvalde au Texas (4 épreuves réalisées), on peut se demander en regardant le classement général si les "super-orchidées", comprendre ces planeurs de 25 mètres ou plus qui affichent 60 et plus de finesse ne sont pas déjà dépassées question performances, et en tous les cas pas vraiment promises au plus grand avenir industriel qui soit.

Voyons un peu les résultats du classement en classe Open après 4 épreuves :
Le classement compte 26 concurrents (ça tombe bien, c'est un nombre pair).
En termes de précision sémantique : j’appelle "Super-orchidées" les planeurs d'une envergure supérieure ou égale à 25 mètres ce qui inclut :
- les Ash 25, Asw22 et maintenant l'ASH 30 Mi
- les EB 28 et 29 (dérivés des précédents)
- les Nimbus 4 et 4D
- on peut rajouter le Concordia, qui est un prototype

Regardons maintenant le classement :
- dans les 13 premiers, on trouve 3 super orchidées : le Concordia, un EB 29 et un Nimbus 4
- dans les 13 derniers, on trouve 10 super-orchidées

Et que trouve-t-on dans les 13 premiers ?
Dans les 5 premières places, on trouve 2 Quintus (23 mètres) et 3 JSI (en 21 mètres).

Je note d'abord : pas d'Ash 30 MI (la nouvelle super-orchidée de Schleicher) parmi les planeurs engagés
On voit donc qu'avec des planeurs plus petits (l'EB 29 peut faire jusqu'à 29 mètres et 900 kilos à pleine charge) et qui annoncent dans les 50-55 de finesse, on fait mieux qu'avec des planeurs qui annoncent 60-65 de finesse mais qui sont plus lourds, plus encombrants etc.
Dès lors, la réflexion s'oriente dans deux directions :
- les conséquences pour les constructeurs de ces machines
- le devenir sur le marché d'occasion de ces planeurs
Pour les constructeurs :
- pour Schleicher : il n'est pas impossible qu'il se soit "planté" avec son Ash 30 MI. Si avec un planeur plus petit, moins lourd et moins cher on va plus vite et plus loin, à qui cette nouvelle machine sera-t-elle vendue ? Cela dit, sans avoir regardé le bilan de l'entreprise, elle doit peut-être avoir compte tenu de son histoire des capitaux propres suffisants pour absorber financièrement les conséquences de cette possible erreur.

- pour Schempp-Hirth : eux justement ils ont pris le virage à temps. Les moules des Nimbus 4 doivent être largement amortis il suffira juste d'en arrêter la production, et dans la bataille ils ont peut-être pris une longueur d'avance avec le Quintus, bien placé pour être champion du monde, avec un pilote français dedans de surcroit...

- pour Jonker sailplanes : c'est le Jackpot, enfin peut-être. L'industrie du planeur est une activité hautement capitalistique, mais ou l'expérience est certainement un viatique pour survivre. Un propriétaire de JS1 a du abandonner son planeur en vol, un câble de la commande de dérive ayant rompu semble-t-il, et rendant cette gouverne inutilisable.
http://www.jonkersailplanes.co.za/index.php?pageid=125
Jonker sailplanes, constructeur relativement nouveau sur le marché doit être une entreprise en croissance, donc fragile.

- pour Binder : Ils ont misé dans la course à l'envergure (jusqu'à 29 mètres). Ils ont peut-être fait fausse route.... Comme c'est leur seul produit, et que les forts capitaux investis dans ce genre d'activité ne sont rentabilisés que dans un terme moyen à long... On ne va pas jouer les oiseaux de mauvaise augure, l'avenir dira..

Pour les possesseurs de planeurs :
La côte des super-orchidées à la revente risque de fortement chuter dans les années qui viennent. Les vélivoles le savent un bon planeur est presque comme un placement, capable de conserver une forte valeur malgré les années, pour les autres par contre... Il suffit pour cela par exemple, et sans faire de polémique (il y a prescription), de comparer la côte d'un Ask 13 et celle d'un Bijave contemporains à l'occasion. Ces derniers en général se donnent plus qu'ils ne se vendent !
On pourrait faire d'autres comparaisons.
On peut dès lors se demander s'il ne va pas se passer pour les "Super-orchidées" ce qui s'est passé pour les "Orchidées" des années 70, je veux parler des Asw 17 et autres Nimbus 2. Ils existent toujours, ils volent toujours (c'étaient des bonnes machines). Mais lourds à manipuler (un plan central d'une de ces machine pèse dans les 100 kg) et générant chez son pilote une certaine crainte d'aller aux vaches, ces planeurs sont souvent sous-utilisés d'où une côte à l'occasion assez faible, ou disons que ce sont des planeurs très abordables, compte tenu des performances qu'ils peuvent offrir.
Et de fait, pour décoller un planeur de 800 kg à pleine charge, il faut une piste plus longue, un remorqueur plus puissant. C'est plus problématique quand il faut aller aux vaches. Sans parler des situations délicates.
Voilà, en conclusion nous sommes peut-être à un tournant dans le domaine !
Tu peux voir tout cela ici : résultats du championnat du monde :       

Louis

Difficile d'évaluer les performances intrinsèques des planeurs après un championnat du monde. Peut-on oublier les pilotes ?

Toutefois à la lecture du classement en libre, je note :

  • Laurent Aboulin notre représentant est sur la plus haute marche avec le Qintus M ! Cocorico !
  • Sa machine le Quintus M (23 m)  il y en a 6 dans les 15 premières places et ça c'est un bon signe pour le planeur et l'entreprise.  Et l'Antares 23, 5eme qui possède la voilure du Quintus.: Tilo doit être très satisfait !
  • l'EB29 second dans un mouchoir ! Envergure : 29.3 m. Un planeur probablement le meilleur par petit temps.
  • Le JS1 a fait très fort : 4 planeurs dans les 11 premiers ! Le carnet de commandes va se remplir pour cette jeune entreprise.
  • Le Concordia 7 eme à 11316 points réalisés par les retraités du VAV. C'est un exploit pour un prototype, car ils vont encore l'améliorer.

En résumé, il faudrait pouvoir choisir sa monture en fonction du temps. Par fort Vz les allongements moyens seront toujours avantagés. Les grands allongements pour le petit temps : c'est pas nouveau !   GR

Tilo un patron heureux !

Ci-contre, Laurent Aboulin sur Quintus M a été sacré champion du monde « classe libre » au championnat du monde de vol à voile qui s’est déroulé du 28 juillet au 19 août 2012 à Uvalde au Texas.

Laurent Aboulin, 43 ans, pilote de ligne a débuté le vol à voile en 1983. Il a 14 000 heures de vol à son actif dont 3 800 heures en planeur.

<  à droite l’allemand Sommer et le sud-africain Goudriaan qui a mis le JS1C-21 sur la troisième marche !

E-mail de Franvis Rieu

Bonsoir Gérard,

Après avoir lu la réflexion  de Louis sur les orchidées du v à v, ainsi que tes commentaires, je t'apporte une petite précision: Les Opens ont disputé 13 épreuves et non 12 et Laurent Aboulin notre champion du monde n'a remporté que la première ( où seuls 9 concurrents ont bouclé le triangle) et la treizième et dernière que j'ai suivie jusqu'à l'arrivée de Laurent qui n'avait que très peu d'avance sur Sommer. Sur le site d'Uvalde il y avait tous les résultats ainsi qu'un tracking. Sommer qui a fait un grand championnat avait perdu 300 points en ne bouclant pas le premier triangle et à la dixième épreuve il n'avait que 33 points de retard. Laurent a remarquablement géré la dernière en faisant une très belle course d'équipe avec Sylvain Gerbaud.

Au vu de l'ensemble du championnat le EB29 a très bien marché (son pilote était champion du monde en 2010) et le Concordia a quand même gagné une manche. Parallèlement,  j'ai également suivi les championnats du monde de voltige où nos français n'ont pu s'exprimer en raison du manque total d'entrainement par suite des mauvaises conditions météo du printemps. Je crois savoir que plusieurs pilotes sont en pourparler d'achat d'un swift qu'ils auront sous la main pour leur entrainement.

Amicalement,  Francis

  Neil Armstrong is a Glider Pilot ! Une des facettes de cet homme d'exception qui nous a quitté le 25 août 2012

merci Laurent  !

      Neil Armstrong raconté par Bernard Chabert...

Si je vous le fais partager, c'est précisément parce que c'est autre chose que le blabla panégyrique que les médias nous servent depuis dimanche ..E njoy

A rmstrong, pour moi, n'était sans doute pas le plus extraordinaire des seigneurs d'Apollo. Pour moi, le plus remarquable de ces types est en train de se battre contre Alzheimer, et il s'agit de John Young. Young avait volé sur Gemini, dés le début, avec Grissom, puis Apollo 10 et les premieres orbites en solo autour de la Lune alors que Stafford et Cernan (celui là aussi, un maître...) faisaient une remise de gaz tardive, à dix kilomètres du posé seulement. Puis Apollo 16 et le plus parfait de tous les alunissages, puis le premier vol navette, puis...
Mais Armstrong était un type hors du commun quand même. 
C'était un anticonformiste. D'abord, sa candidature pour le second groupe d'astros qu'il posta avec une semaine de retard, mais un bon pote à lui la remit dans la bonne pile... Et avant ça: le gamin qui balayait le hangar et lavait les Cubs et Luscombe pour se faire payer en heures de vol, qui bossait dans la petite boulangerie du patelin de l'Ohio pour investir dans d'autres heures de vol les petits dollars gagnés là... A 16 ans, première licence. Puis un peu de Purdue, sur bourse, puis la Navy et les Panther. Lâché sur PA à 20 ans, et départ pour la Corée. La vraie histoire des Ponts de Toko-Ri, c'est lui: cinquième mission de bombing basse altitude, il est touché par la DCA et traverse une ligne haute tension. Un câble lui entame une aile sur deux mètres, mais il ramène l'avion vers les lignes amies. Ejection, posé dans la campagne coréenne près d'une route. S'arrête une jeep, et le style Armstrong est alors inauguré. La jeep est conduite par un pote à lui, avec qui il a partagé les bancs de l'école de pilotage... En rentrant, ils discutent des années passées. Son coeur n'avait pas dû grimper au-delà de 90.
Toute sa vie sera marquée par ce style étrange, mélange d'ultra-compétence et de coups de pot invraisemblables. Se souvenir de son éjection sur le LLTV, le trainer genre lit-cage utilisé à Ellington pour répéter les alunissages, quelques mois avant la onzième mission. Ceux qui n'y connaissent pas grand'chose ont dit de lui qu'il était plus un ordinateur qu'un humain. Bidon, les ordis ne perdent pas leur petite fille de quatre ans d'une tumeur au cerveau, lui si. Il était alors à Edwards, et volait sur un peu tout, du X 15 (Mamma Mia) au Parasev, l'ancêtre de l'ULM pendulaire. Il était alors assez fauché, et il avait hérité de la guimbarde affectée par tradition aux derniers entrés dans les rangs de ce CEV de l'enfer. La bagnole était en panne de démarreur et le resta tout le temps qu'il en fut propriétaire: il se débrouillait pour toujours la garer en descente, et démarrait en prise. Ca, c'est du Armstrong.
Autre chose, il n'était pas super sportif. Or ça la foutait mal chez les supermen, mais il était ainsi: il disait qu'on naît avec un nombre de battements de coeur prédéterminé, et qu'il n'est pas nécessaire d'emballer l'engin plus que de raison. Donc quand les autres astros grimpaient les escaliers du Bureau des Astronautes de Houston (trois étages) quatre à quatre, lui prenait l'ascenseur.
Armstrong? Ce qui le décrit le mieux, c'est la recette de cuisine qu'il avait envoyé à un éditeur qui allait publier un recueil de recettes de personnalités. Sa concoction à lui était ainsi:
recette d'enfants heureux. Prenez les ingrédients d'une belle campagne d'été, un pré vert, des fleurs, un ruisseau frais, des arbres avec de l'ombre, et disposez dans une grande poele. Versez dessus beaucoup de grand soleil, et n'oubliez pas une petite brise fraîche. Puis posez délicatement quelques enfants heureux sur tout cela, et laissez s'agiter, courir et rire...
Ca, c'était Neil Armstrong.

Je l'avais croisé à Houston, mais c'était vraiment un type au comportement quasiment timide, discret. Pas effacé, non pas. Mais l'inverse d'une grande gueule, et chaque fois que j'en croise une, chaque fois qu'un de ces egos surdimensionnés qui hantent l'aviation se présente à ma vue, je pense à lui. Et je me marre. Car en plus, il était tolérant, et dieu sait qu'il en a croisé, des grandes gueules.

En tous cas, il avait bien mené sa barque lors d'Apollo 11, et assumé la fabuleuse pression exercée sur cet équipage là, avec il est vrai l'aide du fantastique Michael Collins, lui aussi un gourou (qui organisera l'Air and Space Museum de Washington magistralement), et l'appui d'Aldrin, un type complexe celui-là. Aldrin était d'une fantastique compétence, mais pas le plus cool des équipiers. Mais Armstrong s'en foutait un peu, pour la mission à venir ça lui allait parfaitement (il aurait pu choisir de partir avec Jim Lovell).
Apollo 11, c'est une symphonie de coups de chance et de coups de génie, de tout l'orchestre: équipage, contrôleurs, directeurs de vol. Des pannes vicieuses, des choix assumés et bien pensés, et en haut de la pyramide Armstrong, les commandes en main, qui essaie de ne pas compter les secondes et d'amener son Piper Cub lunaire (vous avez déjà regardé un LM de près?) au-delà d'un cratère chaotique, et qui s'y pose sur les vapeurs filant dans les tuyaux d'alimentation du moteur de descente. Cool, ma poule: "Houston, this is Tranquility Base, the Eagle has landed."
Pour moi, bien plus que la "one small step for man", c'est cette phrase-là qui raconte Armstrong et Apollo 11. Une vois calme, posée, courtoise, informative, mais derrière on sent que ça bout, que ça jubile, que c'est du bonheur pur.

Le type qui pour moi comprit le mieux Neil Armstrong, c'est Norman Mailer, qui avait vécu à Houston les états d'âme d'Apollo en les arrosant vastement de doses excessives de liquides ambrés. Il avait un soir raconté qu'Armstrong, pour lui, était l'incarnation en homme d'un matou manière Alice au Pays des Merveilles. Armstrong, un chat? 
Bien vu. Un chat retombe toujours sur ses pattes, est un animal indépendant mais pas asocial, et obtient finalement toujours ce qu'il veut. Armstrong aussi.
Quand à la question "les russes auraient-ils?", j'ai pas d'opinion. Pour avoir vécu plus que n'importe quel pisse-copie occidental au coeur de la cosmonautique soviétique, je pense quand même que pour aller sur la Lune avant Houston, il aurait fallu enlever le côté soviétique à la cosmonautique. Les hommes étaient (et sont encore) fabuleux, et largement capables d'aller faire des lomcevaks en orbite martienne. Mais derrière, il faut un système. Et je ne crois pas que par exemple les rivalités de divas apparatchikiennes genre Glouchko/Korolev permettaient de mener à bien une telle aventure. Il faut toujours se méfier des ricains: quand ils prennent la mouche, et se tapent eux-mêmes sur les doigts, ils deviennent, très, très bons. Et lors d'Apollo ils n'ont pas été bons. Ils ont été magistraux. Normal, ce sont les produits d'un brassage que peu de sociétés humaines acceptent, bloquées qu'elles sont dans leurs dogmes et leurs fantasmes.
Armstrong était un pur produit du Midwest, et ce jour-là, ce fut son tour.
D'autres auraient aussi bien fait, voire mieux (voir les vols suivants). Mais il s'en était fabuleusement démerdé.
Grand, grand bonhomme. Et je le répète, il m'arrive de penser à son style quand je vais voler. Mieux que personne il avait compris que la distance entre le héros et le couillon de service est infinitésimale.


Bernard Chabert

 

Les porte-avions volants de l'US Navy

Bonjour monsieur,

Ci-joint le lien d'une émission qui m'a beaucoup plu. Il ne s'agit ni d'avions, ni de planeur mais c'est tout de même très intéressant. J’espère qu'elle passionnera tous les "planeuristes" qui comme moi consultent votre site chaque jour. 

Cordialement Martin PIQUET

Sujet traité par ARTE.

Merci Martin : un sujet traitant de l'aviation en général à une époque où toutes les audaces étaient permises. Durée de l'émission. GR

 

 

Allez voir la vidéo qui résume tout le projet : Elle est superbe  !  Clic sur l'image ! merci Roger

Et allez voir la vidéo du vol de 17 heures avec l'atterrissage de nuit à Madrid... GR

 

Joli dessin pour expliquer le vol en ondes stationnaires  mais juste sous le vent du relief il manque un rouleau selon moi et j'y suis allé voir... GR pour rejoindre un superbe site : Montagne-wave-project

 

D es nouvelles des Etats-Unis avec encore et toujours Windward performance : L'équipe de Greg Cole a fait voler le dernier né de la firme il y a quelques jours: le Duckhawk
Soaring café

   Windward - performance   - Niko

Bonjour Gérard. 
En pièce jointe, une photo du premier JS1 volant en France, celui du Pôle France à St Auban !
Il est encore immatriculé Sud Africain, en attendant la certification EASA. Nico

pour voir la constitution de l'équipe de France pour les prochains championnats du monde au Texas avec pas moins de deux JS1  !

 

Le Perlan 2

Un projet qui avance et qui dévoile les méthodes de fabrication. Clic sur la photo de gauche pour rejoindre le chantier sur Soaring café.

Pour connaître le sujet retour sur le site des concepteurs du projet :      http://perlanproject.org/

 

Soaring Café : le point sur l'avancement du Concordia et  une autre équipe bien française celle du RRAA (Reconstitution et Répliques d'Avions Anciens !

"Update" du14-avril 2012 Dick Butler et son équipe ne chôment pas, il faut être prêt pour les championnats du monde cet été au Texas !
Bons vols - Niko

Depuis 17 ans, l'équipe du R.R.A.A, sous l'impulsion de son Président Michel BOGAERT, a entrepris la construction d'un De Havilland Mosquito. Ce film évoque le travail de finition de ces derniers mois. L'avion a été peint aux couleurs RAF, de celui de Max GUEDJ pilote Français décédé en mission durant la dernière guerre mondiale.    Autre vidéo pour le 14 avril 2012

 

Comment sont réalisés les planeurs modernes...

La fabrication d'un DG 1000 (dans la langue Goethe) jusqu'au vol de réception.

Comment sont réalisés les planeurs modernes (en anglais) : instructifs !