CB28-GR dans les Alpilles....

  Page publiée le 17 juillet 2020 et actualisée le 11 novembre 2020

 

Présentation

Fuselage

Ailes

Stabilisateur

Finition

Vol

 

12 juillet 20

13 juillet 20

 22 sept 20

 

 

Vidéo du vol en compagnie de l'aigle de Bonelli mise en ligne le 11 novembre 2020 destinée à tous ceux qui apprécient le grand air et la Provence...

Vol du 13 juillet 2020 à Mouriès

Pas de tout repos ce vol d'environ une heure avec le CB28 sur une pente qui portait partout ! Sans aérofrein je n'avais que l'unique ressource de croiser les commandes pour limiter sa hauteur d'évolution à la hauteur des yeux. Et parfois malgré ce stratagème ça ne suffisait pas et il continuait de monter... J'ai donc pu tester le CB dans des conditions difficiles et il a tenu, oui oui, sans flutter !

Pour achever ce vol en sécurité, j'ai tenté un atterrissage en bas dans le grand champ, mais j'ai du y renoncer car le 28 refusait de descendre. J'ai donc posé au sommet avec tous les risques d'endommager cette frêle embarcation en comptant sur l'effet des rabattants pour le faire chuter gentiment jusqu'au sol. Sol comme on peut le voir parsemé de rochers... Et à ce jeu le 28 - une fois de plus - s'en est bien tiré ! Aucun bobo !

La suite en images en attendant la vidéo pour novembre...

GR 

Mobius Cam6005 - à 3mn22"  Un rapace arrivant de la plaine des Baux vient rejoindre l'ascendance dans laquelle le CB28 évoluait depuis quelques secondes...

Ici le CB28 construit durant le confinement en Languedoc et venu enfin prendre l'air en Provence.  Pour combien de temps? Nul ne le sait ... Ainsi va la vie en cette rude année 2020 qui tous les jours nous amène sont lot de misères.

Nous voilà à bord du CB28. C'est pas tous les jours que l'on peut apprécier de voler à bord d'un planeur de 580g et encore moins du CB28, le premier GPR des années 40/50 !  

On aperçoit dans le champ de la caméra l'aile gauche "brisée" et sur la pente trois compères venus se rafraîchir grace à la douce brise de mer venue du grand large. Un air supportable de 31°C quand même !

Vue sur la chaîne des Alpilles : un cliché offert à Pascal de Toulouse qui adore particulièrement cette région.

Oliviers, pins et eau de la Durance : un cocktail typiquement provençal sans oublier le chant des cigales...    

 Secteur sous le vent qui permettra  au 28 de retrouver la planète gentiment et sans survitesse

Aridité des terres provençales que nos anciens ont corrigé à l'aide de pelles et de pioches et cela sur les deux versants des Alpilles

En bout d'aile un rapace venu de la plaine. Nous allons monter tous les deux dans l'ascendance en spiralant dans le même sens. Bref, une entente parfaite ! Le CB28 monte sur place car il est placé au cœur de l'ascendance depuis le début et cela dans un cercle approximatif d'une dizaine de mètres !

 et ce rapace - à y regarder de plus près, pourrait être le célèbre aigle de Bonelli

Il a remarqué la zone ascendante car le 28 était là avant lui. Petit détail : si le planeur l'avait contrarié il ne serait jamais venu le rejoindre. D'où ma remarque : les oiseaux et les rapaces en particulier savent partager l'espace aérien mieux que ne le feraient les humains.

 Il passe dessous le CB assez près car le grand angle de la caméra éloigne les objets, soit ici à environ 3 mètres

Parfaitement identifié il s'agit bien de l'aigle de Bonelli. Un aigle très protégé dans les Alpilles et ailleurs et que l'on voit rarement. Et pourtant j'en passe des heures à scruter le ciel depuis des années, soit en étant en l'air dans un planeur ou bien depuis le sol avec un planeur RC. Bref c'est une belle prise que je vais pouvoir visualiser en vidéo au ralenti pour faire durer le plaisir. Cette heureuse rencontre n'a pas duré très longtemps, soit trois tours de spirale et puis l'aigle est passé au-dessus du CB28 hors champ de la caméra.

 Élégante décoration pour ces ailes proches de la perfection aérodynamique et qui a le mérite de faciliter l'identification.

Il va sortir du champ puis disparaître notre aigle de Bonelli pour regagner les parois calcaires des Alpilles.  Me voila comblé ! Un premier vol sur cette pente avec le CB28 et la capture en images de cet aigle mythique des Alpilles au caractère bien trempé semble-t-il ! Un peu comme les seigneurs des Baux qui régnaient ici et qui aimaient se faire respecter...

 

 

Et le voilà qui s'éloigne pour aller rejoindre son lieu de prédilection : les falaises de calcaire des "hautes" Alpilles

Quant à lui, ce n'est pas un seigneur mais un natif de cette belle vallée des Baux. Il est naturellement très attaché à cette terre et avec l'âge ce lien viscéral se renforce d'années en années.

A gauche les Opiès et sur l'horizon, la grande plaine de la Crau. A deux pas de là, dans les prairies toujours présentes aujourd'hui et à l'entrée de Maussane, un CB28 identique réalisait des vols avec un treuil à main en 1956/57...Oui mais en vol libre. Libre aussi d'aller percuter à l'atterrissage un joli amandier en fleurs car c'était le printemps ...

Tranquillité absolue durant une heure de vol : aucun avion dans le ciel, ce qui pourrait ou devrait nous permettre de voler l'esprit tranquille si nos instances ne s'acharnaient pas à nous voir disparaître alors que la délinquance défit le pouvoir tous les jours et en tous lieux.  Non messieurs votre action n'est pas glorieuse : priver de liberté des retraités sans histoire c'est facile et montre bien votre absence de discernement en matière de sécurité et de partage de l'espace aérien. Ne pensez-vous pas que la folie qu'engendre les vols low-cost avec escale de 30 minutes est cent mille fois plus dangereuse pour les usagers ? Posez la question aux pilotes lorsqu'ils retrouveront leurs compagnies ! Comment alors ne pas considérer que c'était mieux avant ? Sale époque !

On prétend que le planeur ne fait que descendre et c'est exact, mais ce jour là, le cas du 28 apportera la preuve inverse et ferait mentir le premier aérodynamicien en herbe venu.

Pour enfin poser, le 28 est allé chercher la zone des rabattants situés derrière le relief et le voilà en longue finale !

Bientôt 20 heures, c'est la fin de la partie, il est temps d'aller prendre un verre pour se désaltérer. Merci à Jean-Louis pour avoir bien cadrer son sujet - en l'absence d'écran ! GR